19/06/2013

Pour info...

Les éditions Chloé des Lys étant fermées pendant les vacances scolaires, "Une Belle Epoque" peut être commandée directement auprès de l'auteure : kate.milie  (@)  hotmail.com 

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15/11/2009

"Une Belle Epoque"

"Dans un salon de discussion ouvert sur Internet, tous les soirs, cinq personnes passionnées par la fin du XIXe siècle se rencontrent virtuellement, refont le monde, échangent des confidences, s'interrogent sur les nouvelles communications et, surtout, conversent longuement autour du peintre Gustav Klimt et de la Belle Epoque. La passion des mots les mènera à l'écriture d'un roman collectif dont l'héroïne est la mystérieuse Ana, modèle préféré de Klimt et détentrice d'un terrible secret. Tout au long de leur jeu d'écriture, ces « Fous des Mots » découvriront que l'amour et la mort, les illusions et les mensonges, font intégralement partie de la vie sur le net".


Belle Epoque cover

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Mais de quoi parle ce bouquin ?

-La dynamique de la vie sur le net (ses apports et ses dérives)

-La communication immédiate, le moi "multiple"

-Le rapport à l'écriture, aux mots, à la langue

-La création littéraire

-La post-modernité

-L'histoire de l'art (Gustav Klimt, l'Art nouveau...)

-La Belle Epoque

-Et... la guerre 1914-1918 

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"Une Belle Epoque" (Episode 1/7)

Il y a quelques années, Kate Milie, en vue de réaliser un travail sur les nouvelles communications, se livra à une attentive observation du phénomène. Si dans le cadre professionnel, ce projet n'aboutit pas, Kate Milie, persuadée de l'intérêt à poursuivre la recherche, choisit la forme du roman pour continuer. Elle mit en scène des personnages se rencontrant dans une salle de conversation sur le net. Ceux-ci, à sa grande satisfaction, devinrent rapidement autonomes et décidèrent de converser autour d'une passion commune : la Belle Epoque et la peinture de Gustav Klimt.

Ecriture

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"Une Belle epoque" (Episode 2/7)

Durant la première moitié roman, tout fut équilibre et harmonie  entre l'auteure et ses personnages. Ils voulurent parler de la misogynie des peintres du XIXème siècle ? Des femmes fatales de Gustav Klimt ? Du Symbolisme ? De la Joyeuse Apocalypse ? De l'Art nouveau ? De leur lien avec l'écriture ? Très bien. Mais elle les fit -aussi- échanger sur la post-modernité, la communication immédiate, l'ère du « Moi Je » et du « Moi multiple ». A un moment donné, les personnages décidèrent de devenir romanciers, et, là, Kate Milie se trouva confrontée à un deuxième jeu d'écriture.

ordi

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"Une Belle Epoque" (Episode 3/7)

L'héroïne du roman des personnages de Kate Milie s'appelle Ana V. Quand Klimt la rencontre à Vienne en 1900, elle n'a que 20 ans. Il cherche à rompre avec l'académisme. Elle deviendra son égérie. De l'éblouissement de la rencontre naîtra la fameuse période dorée. Ana figure dans le « Baiser », la « Mort contemple les Vivants », la « femme au boa » et « Hygie ». Ana est détentrice d'un secret qui fera d'elle le tragique symbole d'une époque oscillant entre progrès et démesure, fulgurance et effondrement.

Illustration : Gustav Klimt "la femme au boa".

 Klimt femme avec boa - Copie

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"Une Belle Epoque" (Episode 4/7)

Afin de mener à bien le roman de ses personnages, Kate Milie prit la décision d'aller s'enfermer une semaine dans une chambre d'hôtel à la Mer. Elle choisit une petite station balnéaire où, hormis écrire, il n'y aurait rien à faire et débarqua avec son portable et une pile de bouquins (des auteurs de la Belle Epoque seraient ses compagnons d'écriture). Elle passerait la semaine à écrire, lire, écrire, flâner sur la plage, regarder la mer, écrire, lire, écrire, rêver et se sustenter de crevettes grises, de tomates juteuses, de vin blanc et de glaces à la cannelle. Ne faire que cela : quel délice !

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"Une Belle Epoque" (Episode 5/7)

L'expérience fut une catastrophe. Kate Milie n'écrivit pas une seule ligne (pas d'inspiration) et ne lut pas un seul des livres emportés (problème de concentration). Rien. Rien ne vint. Elle eut beau errer des heures et des heures sur la plage, scruter désespérément la mer. Rien. Page blanche. Ecran blanc. Soirées mornes devant la télé. Ultime tentative : « Hop, on s'y met ». Elle réussit juste à aligner des colonnes sur une feuille et à répartir le travail de ses personnages «Un tel écrirait le chapitre premier, un tel le deuxième...». Mais lorsqu'un personnage refusa la place assignée, elle renonça et rangea le portable.

Mer

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"Une Belle Epoque" (Episode 6/7)

Sur le chemin du retour, Kate Milie s'arrêta à Dixmude et longuement arpenta le « Boyau de la Mort »  lieu emblématique de la Première Guerre mondiale où des milliers de soldats endurèrent les horreurs d'une guerre sans fin. Une phrase lui vint spontanément à l'esprit : «La jeunesse de la Belle Epoque se retrouva à plat ventre dans la boue des tranchées pissant son sang et vomissant ses tripes ». Comme tout un chacun sait, c'est rétrospectivement, après la grande boucherie de 14-18 que la période dite « Belle Epoque » a été aussi joliment dénommée. Au cœur du « Boyau de la Mort », Kate Milie comprit, enfin, ce qu'elle attendait de ses personnages.

Illustration : Monument 1914-1918 (Bruxelles - Place Poelaert).

PB060005 - Copie

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"Une Belle Epoque" (Episode 7/7)

Quelques extraits (au hasard) et (petites) rencontres avec mes personnages : 

Icône : Mes amis, vous l'avez vous-mêmes suggéré, la femme fait peur au XIXe siècle, d'où ces peintures de folles, d'ensorceleuses, de harpies et toute la clique. Beaucoup d'artistes du haut de leur misogynie ont peint une femme dont ils ne pouvaient ou voulaient comprendre les aspirations. Klimt, lui, a été à l'écoute des femmes. C'est ce qui le rend si moderne et si proche de nous. Page 23

Valmont : J'aime les couleurs ! Avez-vous vu comment les hommes s'habillaient au XIXe siècle ? En gris et en noir comme leurs sinistres usines. Ce siècle est trop triste et sombre pour quiconque aime la légèreté. Ce monde gangrené par la bourgeoisie affairiste, je le perçois comme le grand mouroir de l'histoire. Mais j'adore muser, flâner, bavarder en votre compagnie. Vous me faites du bien à l'âme, Icône. Pages 50 et 51

Clea : Les petits loups, écrire un roman ensemble, quelle fabuleuse expérience... Mais comment s'y prendre ? Tout d'un coup, je me sens à la fois débordante d'idées et dans l'incapacité totale d'écrire le moindre mot. A quel défi tu nous convies là, Icône... Ecrire à partir de Klimt que nous avons pas mal délaissé ces derniers temps sera une bien belle aventure. Même si je doute de moi, je crois que je suis partante. Page 74

Chevalier noir : L'Art nouveau ! Icône, il faut parler de l'Art nouveau ! Dans de multiples villes en Europe, un peu partout, naquit ce style extraordinaire appelé Modern Style en Angleterre, Jugendstil en Allemagne, Secessionstil en Autriche. Le XIXe siècle véhiculait une conception très statique de l'art, condamnant celui-ci à n'être que de la propagande historisante. Les artistes Art nouveau furent des prophètes qui hurlèrent à la face du monde que l'art concerne l'homme tout entier et est à sortir des musées mausolées. Bon, je dois déjà me déconnecter, autrement, je vais me ruiner. Dès mon retour en Europe, je vous fais signe. Bien à vous. Page 101

Jack : Icône, ma belle Icône, laisse-moi te dire qu'on n'écrit pas dans la douceur et l'euphorie. On écrit dans l'urgence, avec rage. On écrit en jetant les mots les uns sur les autres. On écrit, Icône, en cognant sur ses phrases. Entends mon cri du soir, l'écriture n'est pas une affaire de petites histoires joliment tournées. On écrit pour se sauver de quelque chose. On écrit parce qu'on est en sursis. On écrit parce qu'on sait qu'on va crever. On écrit pour ne pas crever. J'arrête mon message ici. Mon coeur bat trop vite. Je me sens étourdi, je vais sortir prendre l'air. C'est fou ce que ces conversations peuvent remuer. Pages 70 et 71

Autres extraits : C'est par ici (clic) 

 

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