15/11/2009

"Une Belle Epoque" (Episode 7/7)

Quelques extraits (au hasard) et (petites) rencontres avec mes personnages : 

Icône : Mes amis, vous l'avez vous-mêmes suggéré, la femme fait peur au XIXe siècle, d'où ces peintures de folles, d'ensorceleuses, de harpies et toute la clique. Beaucoup d'artistes du haut de leur misogynie ont peint une femme dont ils ne pouvaient ou voulaient comprendre les aspirations. Klimt, lui, a été à l'écoute des femmes. C'est ce qui le rend si moderne et si proche de nous. Page 23

Valmont : J'aime les couleurs ! Avez-vous vu comment les hommes s'habillaient au XIXe siècle ? En gris et en noir comme leurs sinistres usines. Ce siècle est trop triste et sombre pour quiconque aime la légèreté. Ce monde gangrené par la bourgeoisie affairiste, je le perçois comme le grand mouroir de l'histoire. Mais j'adore muser, flâner, bavarder en votre compagnie. Vous me faites du bien à l'âme, Icône. Pages 50 et 51

Clea : Les petits loups, écrire un roman ensemble, quelle fabuleuse expérience... Mais comment s'y prendre ? Tout d'un coup, je me sens à la fois débordante d'idées et dans l'incapacité totale d'écrire le moindre mot. A quel défi tu nous convies là, Icône... Ecrire à partir de Klimt que nous avons pas mal délaissé ces derniers temps sera une bien belle aventure. Même si je doute de moi, je crois que je suis partante. Page 74

Chevalier noir : L'Art nouveau ! Icône, il faut parler de l'Art nouveau ! Dans de multiples villes en Europe, un peu partout, naquit ce style extraordinaire appelé Modern Style en Angleterre, Jugendstil en Allemagne, Secessionstil en Autriche. Le XIXe siècle véhiculait une conception très statique de l'art, condamnant celui-ci à n'être que de la propagande historisante. Les artistes Art nouveau furent des prophètes qui hurlèrent à la face du monde que l'art concerne l'homme tout entier et est à sortir des musées mausolées. Bon, je dois déjà me déconnecter, autrement, je vais me ruiner. Dès mon retour en Europe, je vous fais signe. Bien à vous. Page 101

Jack : Icône, ma belle Icône, laisse-moi te dire qu'on n'écrit pas dans la douceur et l'euphorie. On écrit dans l'urgence, avec rage. On écrit en jetant les mots les uns sur les autres. On écrit, Icône, en cognant sur ses phrases. Entends mon cri du soir, l'écriture n'est pas une affaire de petites histoires joliment tournées. On écrit pour se sauver de quelque chose. On écrit parce qu'on est en sursis. On écrit parce qu'on sait qu'on va crever. On écrit pour ne pas crever. J'arrête mon message ici. Mon coeur bat trop vite. Je me sens étourdi, je vais sortir prendre l'air. C'est fou ce que ces conversations peuvent remuer. Pages 70 et 71

Autres extraits : C'est par ici (clic) 

 

16:04 Écrit par KM | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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